Toujours parce que, à un moment ou à un autre, et pour toutes sortes de raisons, on mange au-delà de ses besoins. On peut comparer le stockage des kilos à un compte bancaire : ce qui n’est pas dépensé s’additionne dans la colonne « profits ».
Parce que :

Lorsqu’on a faim et qu’on se met à table, ce qu’on mange procure immédiatement du plaisir. Ces sensations sont enregistrées par des capteurs qui se trouvent dans la bouche et l’estomac. Ceux-ci envoient des informations au cerveau qui les enregistre et les stocke. Il comptabilise ainsi les quantités de calories et de nutriments (protéines, lipides, glucides) avalés. Lorsqu’il estime que le quota dont on a besoin va être atteint, le cerveau envoie alors des signaux de satiété et on s’arrête spontanément de manger. Le plaisir diminue au fur et à mesure que la satiété s’installe : ce qui paraissait très bon au début, quand on avait faim, le devient de moins en moins et on n’a plus envie de manger. Alors, on s’arrête parce qu’on a sa bonne dose d’éléments nutritionnels et de calories qui fait qu’on se sent repu. Ce plaisir gustatif n’est pas lié à la qualité de ce qu’on mange, au fait que le plat ou le dessert soit bon ou pas. Quand on a faim, tout semble bon, même si le mets est de médiocre qualité ! Il n’en va pas de même lorsque celle-ci est apaisée : le meilleur des gâteaux, celui qu’on préfère, ne semblera pas bon quand il arrive en fin de repas alors qu’on est rassasié. Si on ne l’est pas encore, il apportera du plaisir. Si on ne l’est pas complètement, les premières bouchées seront agréables puis on n’aura pas envie du reste. Si on continue de manger en se forcant et sans éprouver de plaisir, on dépasse alors les quantités dont le corps a besoin.

Quand on a l’habitude de manger vite, on n’a pas le temps de faire attention à ses sensations et ainsi on ne laisse pas le temps à son cerveau de procéder aux enregistrements et d’installer peu à peu la satiété. Résultat ? Soit on mange plus jusqu’à ce qu’on la ressente enfin, soit on sort de table sans se sentir rassasié : du coup, l’envie de manger revient un peu plus tard et on grignote quelque chose. De toutes facons, quand on mange vite en avalant tout rond, on mange au-dessus de ses besoins et on grossit.

Faites l’expérience dès votre prochain repas. Prenez le temps de bien mâcher chaque bouchée, et au fur et à mesure de ce repas, faites attention à ce que vous ressentez. Posez-vous la question : « Ai-je encore du plaisir ? ». Dès que la réponse sera non, vous vous arrêterez alors spontanément. Si vous prenez l’habitude de manger lentement, à chacun des trois repas (petit-déjeuner, déjeuner, dîner), vous mangerez moins, vous n’aurez plus besoin de grignoter et vous perdrez vos kilos en trop. Pas en huit jours, certes ! Vous maigrirez doucement mais vous ne reprendrez jamais le poids perdu, ce qui est toujours le cas lors d’un régime amaigrissant.

Manger lentement ne veut pas dire rester trois heures à table ! Il faut environ 15 minutes pour que le centre de satiété de votre cerveau fonctionne correctement. Chacun de vos repas doit être un peu plus long. Ce qui se mettra en place sans difficultés du moment que vous prenez le temps de mâcher. Mais il faut aussi que vous ayez de quoi mâcher ! Ainsi, au petit déjeuner, préférez des tartines (avec un peu de beurre et de confiture) plutôt qu’un bol de céréales qui est en fait une bouillie qui passe tout droit, et un fruit plutôt qu’un jus de fruit. Aux autres repas, lorsque vous avez des aliments mous dans votre assiette (lasagnes, pâtes, purée, etc.), mélangez chaque bouchée avec un aliment plus consistant : viande, poisson, légumes et pain. Celui-ci est le meilleur vecteur du rassasiement : ses glucides lents induisent la satiété et on est absolument obligé de bien le mâcher si on veut l’avaler.

Source : http://www.skynet.be

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